Arrow
Arrow
Slider

BIENVENUE

L’histoire des Biscuits Olibet pourrait passer pour anecdotique si l’entreprise Bordelaise ne comptait parmi les premières à avoir édifié en France un marché national de consommation. La première, elle apprend aux Français à s’approprier un produit nouveau, issu de la pâtisserie artisanale et de la production industrielle. Elle est aussi l’une des toutes premières à utiliser la réclame, qui développe l’image d’une marque moderne, associant le luxe à la nouveauté. Durant la Belle Epoque, elle profite de l’accélération de l’urbanisation et de l’élévation du niveau de vie pour diffuser ses produits auprès d’un public croissant. Dans ce contexte favorable, elle travaille à la constitution d’un véritable modèle de consommation. Il ne s’agit pas d’une consommation de masse, comme le modèle américain la diffusera en Europe après la guerre, mais elle n’en demeure pas moins digne d’intérêt. C’est la reconstitution de cette aventure entrepreneuriale, qui marqua de son empreinte le développement industriel de la France, que ce site a pour ambition d’illustrer.

test

Jean Honore

L’AVENTURE ENTREPRENEURIALE

Jean-Honoré Olibet (1817-1891) s’installe comme boulanger dans le quartier Saint-Pierre, à Bordeaux, en 1844. Lui et son fils Eugène (1844-1915) sont les principaux protagonistes de cette aventure, le premier ayant envoyé le second en Angleterre afin d’y apprendre les techniques issues de la Révolution Industrielle. Si l’autofinancement a pu être à l’origine de l’ouverture de leur première usine de Talence en 1872, ce mode de financement ne pouvait asseoir une expansion nationale. L’association à des financiers et l’introduction à la bourse de Paris se sont avérés nécessaires à la croissance de l’entreprise. 

L’INNOVATION DE PROCÉDÉ

Olibet occupe une place à part dans sa branche car elle est la première à disposer d’un réseau d’usines à l’échelle du pays. La collection de photographies montrant les ouvriers au travail dans les usines de Suresnes, Talence et Renteria décrit les étapes du processus de fabrication. On pourra observer le niveau de spécialisation des tâches, leur coordination et le rythme collectif que celle-ci impose. Ce que les Anglais nomment flow process consiste dans l’usage des containers sur les rails ou de la pente, en vue d’accélérer le processus de fabrication.

 

Jean Honore
Jean Honore

LES DÉBUTS DE LA RÉCLAME

Vers 1850, les produits étaient vendus en vrac, les commerçants n’avaient qu’un rayon d’action limité. Tout cela change entre 1880 et 1914. Certains produits alimentaires d’épicerie sont emballés et vendus sous des noms de marques. S’adressant au distributeur, la marque doit faire la preuve de sa capacité à séduire et à baliser le chemin du consommateur, pour lequel elle constitue un repère. Olibet se définit comme la « Première marque française », et l’œuvre, que certains collectionneurs affectionnent encore aujourd’hui, (boîtes, cartes, affiches…), témoigne de l’immense créativité de l’entreprise.

 

LES BISCUITS

Si Olibet a fourni plusieurs centaines de types au cours de son histoire, son cœur de métier repose sur la production de biscuits à pâte dure. Leur fabrication consiste dans l’association industrielle de la farine et du sucre, auxquels s’ajoutent des matières grasses et un certain nombre d’ingrédients : lait, œufs, arômes, condiments ou fruits secs. Le produit-phare de la maison se nomme Demi-Lune. Olibet est également fort probablement à l’origine du célèbre Petit-Beurre, mais en 1891, la justice n’a pas reconnu cette paternité à l’issue du procès qui l’opposa à son nouveau concurrent, Lefèvre-Utile…

 

Jean Honore

En savoir plus

Pour en savoir plus, vous pouvez commander l’ouvrage d’Olivier Londeix, Professeur d’Histoire à Bordeaux

Contact

L’histoire d’Olibet vous intéresse? Vous avez des choses à nous apprendre de l’histoire d’Olibet? N’hésitez pas à nous contacter!